C'est officiel, toutes mes planches sont prêtes à subir la phase d'encrage !
Processus que je devrais commencer dès aujourd'hui.

Soyez patient, bientôt j'aurai des images de planches encrées juste pour vous !

En bonus, un extrait de mon texte théorique qui porte sur mon récit:

La bande dessinée muette : démystification

La bande dessinée muette se définit par l’absence de parole (donc de texte) et peut être aussi, comme dans le cas de mon récit, caractérisée par l’absence de phylactères et même d’onomatopées. Les premières bandes dessinées muettes ont pour origine la presse. Elles apparaissent vers 1860 dans les hebdomadaires satiriques allemands comme le Fliegende Blätter et seront importées en France par Caran d’Ache (1859-1909). Pour certains auteurs, il peut s’agir d’une contrainte. Pour d’autre, comme moi par exemple, d’un système narrativo-sémiotique qui donne l’effet d’un tremplin à l’articulation de mon récit sur papier. La BD muette offre des avantages et des inconvénients. Tout dépend de l’optique adoptée par l’auteur. Il s’agit d’être en mesure de créer les bonnes images qui seront en mesure de transmettre toute l’information nécessaire au lecteur (enjeux, émotions, actions, directions, etc.) et même plus encore. Évidemment, le fait de ne pas présenter de texte dans son récit le rend automatiquement universel, car tout le monde peut lire une image, une icône, un dessin à condition que ce soit clair. Un bon exemple d’auteur qui réussit à créer de l’excellente BD muette, en plus de joindre une dimension symbolique, serait nul autre que Jim Woodring. De plus, il faut faire attention à ne pas confondre facilité et habileté quand on parle de la création d’une BD muette. Le texte et les dialogues sont un autre type de contrainte narrative, pas plus facile (j’en sais quelque chose). La BD muette offre par contre une certaine simplicité qui peut, si bien amenée, faire transcender le lectorat et l’emmener dans l’univers des interprétations multiples, des questionnements, des hypothèses et finalement, à jouer avec le récit et indirectement avec l’auteur.